Stéphane Séjourné, vice‑président exécutif de la Commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, doit se rendre en Nouvelle‑Calédonie du 17 au 20 octobre 2026 pour y aborder la question du nickel et signer un protocole d’accord entre Bruxelles et Nouméa sur les matières premières, selon Les Nouvelles Calédoniennes. Sa venue, qui mêlera rencontres institutionnelles et visites industrielles, intervient alors que la filière locale traverse une période de tension économique et politique, rapportait NC la 1ère (AFP).
Un agenda institutionnel et sectoriel chargé
D’après Les Nouvelles Calédoniennes, le programme prévoit des entretiens au plus haut niveau : accueil par le haut‑commissaire et la mission interministérielle, passage par le Sénat coutumier, puis échanges avec le président du gouvernement et une allocution devant le Congrès lors d’une séance solennelle. Le commissaire visitera aussi la Société Le Nickel (SLN) et assistera à une table ronde réunissant acteurs miniers et métallurgiques à Station N. La signature du protocole avec le gouvernement calédonien est programmée mardi 20 octobre à Station N ; une convention de financement sur la formation professionnelle, coparrainée par le président du gouvernement et le membre en charge du travail, doit être signée le même jour. Ces éléments figurent dans le détail du déplacement fourni par Les Nouvelles Calédoniennes.
Un protocole sans promesse financière immédiate
NC la 1ère (AFP) note que le texte de partenariat n’intègre pour l’heure ni engagements financiers concrets ni projets industriels précis, ce qui relance le débat sur l’avenir de la ressource. La filière demeure fragilisée : Prony Resources, dans le Sud, reste sans repreneur après le retrait en septembre du consortium New Battery Metals et a reçu, depuis 2021, plus de 76 milliards de francs de prêts publics; la SLN a bénéficié d’environ 87 milliards de francs de nouveaux financements directs depuis 2023. Eramet, actionnaire majoritaire de la SLN, a annoncé qu’il ne financerait plus ses pertes, tandis que l’État a décidé d’augmenter significativement sa participation dans le groupe minier, devenant de fait son premier actionnaire sans dépasser 50% du capital, rappelle NC la 1ère.
Les enjeux géopolitiques et économiques alimentent les tensions : Koniambo Nickel SAS (KNS), à l’arrêt depuis 2024, cherche un partenaire pour remplacer Glencore (49%) et des groupes chinois figurent parmi les candidats, selon NC la 1ère. Le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou a indiqué avoir reçu d’Emmanuel Macron une opposition franche à l’entrée d’investisseurs chinois dans KNS, information également reprise par le média.
Les positions locales divergent sur la portée du partenariat européen : Alcide Ponga, membre du gouvernement chargé du nickel, estime que le protocole offre un cadre de travail sans garantir de financements, tandis que le directeur général de la SLN voit dans l’intérêt européen une opportunité pour mieux valoriser le potentiel calédonien. Le député loyaliste Nicolas Metzdorf se montre, lui, réservé et attend que l’UE « positionne des investisseurs », rapporte NC la 1ère.
Sur le plan économique, NC la 1ère relève que la production métallurgique a rebondi de 35,4% en 2025, mais que la part du nickel dans la valeur ajoutée locale a fortement diminué, passant à 3,4% en 2025 contre 9% en 2023, dans un contexte de concurrence accrue notamment de l’Indonésie.
Sources : NC la 1ère, Les Nouvelles Calédoniennes.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.