Dans le contexte de la campagne pour les provinciales 2026, deux alertes distinctes ont été relayées samedi 19 septembre : l’une du haut‑commissariat au sujet de publications inexactes circulant sur les réseaux sociaux, l’autre du service national VIGINUM qui a rendu publique une synthèse sur la surveillance des ingérences numériques pendant le scrutin. Les autorités appellent à la prudence face aux rumeurs en ligne tandis que les vérifications menées autour du scrutin n’ont pas permis de caractériser une ingérence étrangère, selon les médias locaux.
Rumeurs et vérifications locales
Selon RRB, des messages prétendant qu’il y avait eu des échanges de tirs à la tribu de Saint‑Louis au Mont‑Dore ont circulé dans la matinée. Après contrôle, les gendarmes ont déterminé que les détonations provenaient d’une chasse illégale — du braconnage de roussettes — et non d’un affrontement visant les forces de l’ordre. Le haut‑commissariat, cité par RRB, a invité les usagers des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité et à s’abstenir de relayer des informations non vérifiées.
Bilan de VIGINUM : pas d’ingérence caractérisée, mais des publicités retirées
NC la 1ère rapporte que VIGINUM, le service de l’État chargé de la détection des ingérences numériques étrangères, a passé sous surveillance la période entourant le vote — entre le 18 juin et le 2 juillet 2026 — et n’a pas identifié d’ingérence étrangère caractérisée visant le scrutin du 28 juin. Le service rappelle toutefois le contexte : des tentatives d’intervention étrangère avaient été observées lors de scrutins antérieurs (élections européennes et législatives 2024, municipales de mars 2026), ce qui a motivé une vigilance renforcée.
Le rapport de VIGINUM a néanmoins repéré, sur les plateformes du groupe Meta, deux publications sponsorisées liées aux provinciales et émises par le compte d’un média d’influence étranger jugé proche d’un mode opératoire déjà connu du service. Ces contenus ciblaient des internautes en Nouvelle‑Calédonie et en métropole. VIGINUM n’a pas retenu qu’il s’agissait d’une ingérence, en l’absence d’informations manifestement fausses ou de mécanismes de diffusion massive ou artificielle, mais a transmis ses observations au réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). D’après NC la 1ère, le RCPE a alerté Meta, qui a indiqué avoir supprimé ces publicités au motif qu’elles enfreignaient ses standards publicitaires.
VIGINUM signale en outre une difficulté pour les plateformes : certains acteurs étiquettent des contenus sponsorisés comme non politiques pour tenter d’échapper à la modération. Le service estime que ces publications peuvent également poser des questions au regard du code électoral. Le dispositif de protection des élections mobilisé pour les provinciales, précise NC la 1ère, réunissait notamment l’Arcom, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, le ministère de l’Intérieur, la Direction générale des outre‑mer, le Haut‑commissariat et VIGINUM, sous l’égide du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale ; les principales plateformes avaient été réunies le 18 juin pour présenter les mesures prises.
Sources : RRB, NC la 1ère.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.