Une otarie à fourrure de Nouvelle‑Zélande a été observée et filmée dans la baie d’Upi, à l’Île des Pins, au début du mois d’août. L’image fournie par une touriste a permis de documenter formellement une présence qui, d’après plusieurs acteurs locaux, reste très inhabituelle dans ces eaux.
Témoignages et chronologie
Selon NC la 1ère, la séquence vidéo a été tournée le dimanche 2 août par Julie Chavardes après que le piroguier ait repéré une masse sombre près d’un îlot. La présence de l’animal avait été signalée environ une semaine avant la prise d’images, précise le reportage. Les Nouvelles Calédoniennes indique, pour sa part, que l’otarie fréquente la baie d’Upi depuis une dizaine de jours, et illustre son article avec une capture extraite de la vidéo mentionnée.
Une apparition rare en Nouvelle‑Calédonie
Les deux médias rappellent que l’espèce Arctocephalus forsteri n’a pas pour aire de répartition les lagons calédoniens : elle vit habituellement autour des côtes de la Nouvelle‑Zélande, d’Australie et des îles subantarctiques. Opérations Cétacés est citée par LNC comme qualifiant cette présence de « rare et anormale », et l’association recense environ une dizaine de signalements en cinquante ans, dont deux antérieurs à l’Île des Pins en 1972 et 1973. NC la 1ère rappelle qu’une observation documentée à l’Île des Pins remonte à 1973 (Orstom/IRD) et signale d’autres apparitions plus récentes en province Sud : Népoui en 2013, puis le lagon de Poé en 2022 et 2024.
Comportement de l’animal et consignes
Les spécialistes cités par NC la 1ère (Claire Garrigue, IRD) et par Opérations Cétacés estiment qu’il s’agit vraisemblablement d’un jeune individu emporté par des courants marins, scénario déjà évoqué lors d’autres observations : ce sont surtout des immatures, et non des mâles adultes, qui sont repérés loin de leur zone habituelle. LNC fournit par ailleurs des éléments de biologie de l’espèce : maturité sexuelle, période de reproduction et durée de gestation et d’allaitement, informations destinées à mieux situer l’animal observé.
Les autorités provinciales et les associations recommandent de garder ses distances et de ne pas tenter de manipuler l’otarie. NC la 1ère cite Tyffen Read, adjointe au chef du service provincial de prévention, qui invite les usagers à composer le 16 pour signaler un mammifère marin en difficulté ou toute observation atypique, afin que les spécialistes (Opérations Cétacés, IRD) puissent enregistrer et, si nécessaire, engager une opération d’assistance.
Sources : LNC, NC la 1ère.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.