Le gouvernement de la Nouvelle‑Calédonie a lancé début août une campagne permettant aux personnes exerçant une activité artistique sur le territoire de demander une carte d’artiste professionnel. L’opération s’est ouverte le 3 août et restera accessible jusqu’au 2 octobre 2026 ; les dossiers complets devront être transmis en ligne avant le vendredi 2 octobre à 16 heures, indiquent Radio Cocotier et LNC.
Bénéficiaires et conditions d’éligibilité
Les autorités précisent que la carte s’adresse aussi bien aux artistes déjà établis qu’aux créateurs en émergence. Selon LNC, sont concernés les individus — et, dans certains cas, des groupes ne dépassant pas dix membres — intervenant dans des domaines très variés : danse, théâtre, musique, arts visuels, création numérique, cinéma, mais aussi pratiques traditionnelles (tissage, vannerie, tapa, etc.), y compris lorsque l’activité n’est pas strictement marchande. Pour prétendre au statut professionnel, il faudra, d’après le gouvernement relayé par Radio Cocotier et LNC, exercer principalement en Nouvelle‑Calédonie, justifier de revenus issus d’une activité artistique pendant au moins trois années au cours des dix dernières années, détenir une patente et être affilié au RUAMM. Une carte « émergent », délivrée pour trois ans, est prévue pour les personnes qui ne remplissent pas encore l’ensemble des critères.
Avantages annoncés et cadre juridique
Le dispositif, mis en place par une délibération du Congrès adoptée en 2025 (LNC cite la délibération n°484 du 15 mai 2025), vise à formaliser la profession et à constituer un répertoire des artistes de Nouvelle‑Calédonie. Radio Cocotier et LNC soulignent que la carte donnera un accès prioritaire à certains marchés publics et facilitera la participation à des manifestations hors du territoire ; le gouvernement évoque aussi « tout avantage existant ou à venir » lié à ce répertoire. Les demandes se font exclusivement en ligne via la plateforme demarches‑simplifiees.gouv.nc, et LNC détaille les pièces exigées : pièce d’identité, justificatif de résidence, numéro Ridet, attestation d’affiliation à un régime de protection sociale (RUAMM, Cafat, etc.), CV, dossier artistique, et justificatifs de revenus sur la période requise.
Réactions et perspectives
Pour la présidente du syndicat Syndic’Art, citée par NC la 1ère, cette carte constitue un point de départ mais ne répond pas, à ce stade, aux attentes en matière de protection sociale et de revenus durables : elle estime notamment que la reconnaissance administrative ne suffit pas à garantir des droits comme la retraite ou un soutien financier stable. NC la 1ère rapporte aussi que certains acteurs attendent que l’adhésion au dispositif permette de mieux démontrer aux institutions la viabilité économique des métiers artistiques, afin d’étendre les dispositifs d’accompagnement à l’avenir.
Sources : Radio Cocotier, NC la 1ère, LNC.