Identification des ossements
Le parquet de Toulon a confirmé lundi 27 juillet que les ossements découverts fin mai dans les Bouches‑du‑Rhône appartiennent à deux militaires originaires du Pacifique : Jacques Pakeso et Mike Gineste, ont rapporté Les Nouvelles Calédoniennes (AFP) et NC la 1ère. Jacques Pakeso, né en 1997 à Nouméa, n’avait plus donné de nouvelles depuis mai 2022 alors qu’il effectuait une formation de la Marine nationale dans le Var. Mike Gineste, né en 1988 à Papeete et engagé dans la Légion étrangère, était porté disparu depuis mai 2023, période durant laquelle il avait été considéré comme déserteur malgré un dossier de service favorable, indique LNC.
Les familles des deux hommes ont été informées de cette identification, précise le parquet cité par les mêmes sources. NC la 1ère rappelle que les expertises portant sur ces restes ont été menées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour meurtres.
Progression de l'enquête et suspicions
L’enquête, conduite sous l’autorité d’un magistrat instructeur, a déjà abouti à des mises en examen et à des détentions provisoires. Selon LNC et NC la 1ère, une mère et deux de ses fils ont été mis en examen le 29 mai pour meurtre. NC la 1ère ajoute que, « à ce jour », cinq personnes issues de cette même famille sont en détention provisoire. Le parquet, cité par NRJ, précise par ailleurs que, outre les mises en examen pour meurtre, la mère et ses deux fils — ainsi que le père et l’une des deux filles de la fratrie — font l’objet de poursuites pour traite d’êtres humains en bande organisée et pour séquestration en bande organisée.
Les médias évoquent également l’origine et l’implantation de cette famille : la mère est originaire de Nouvelle‑Calédonie, tandis que le père est présenté par NC la 1ère comme issu du Vanuatu et de Wallis‑et‑Futuna. LNC rapporte que les enquêteurs soupçonnent ce clan d’avoir, durant plusieurs années, attiré et hébergé des militaires venus d’outre‑mer pour les dépouiller, les séquestrer et, parfois, les tuer; sept anciens hébergés ont dit aux enquêteurs avoir été progressivement dépossédés de leurs moyens de paiement et de leurs papiers, avant d’être victimes de violences et de séquestrations.
Poursuite des investigations et appel à témoins
Les investigations se poursuivent pour préciser les circonstances exactes du décès des deux soldats. NC la 1ère indique que les ossements susceptibles de correspondre aux disparus avaient été retrouvés sur deux sites distincts des Bouches‑du‑Rhône, élément qui avait déjà conforté l’hypothèse d’un meurtre selon le parquet. Celui‑ci maintient son appel à témoins afin d’identifier d’éventuelles autres personnes originaires des îles du Pacifique disparues après avoir séjourné dans le Var ces dernières années, rappellent NRJ et LNC.
Sources : NRJ, Les Nouvelles Calédoniennes, NC la 1ère.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.