Milakulo Tukumuli a livré, le 24 août devant le Congrès, une déclaration de politique générale resserrée autour d’une feuille de route pour les six prochains mois. Le président du 19e gouvernement a posé un diagnostic sévère sur la situation économique et sociale de la Nouvelle‑Calédonie, annoncé cinq priorités urgentes et fixé un calendrier contraint pour des réformes que l’exécutif entend porter avec la plus grande détermination.
Diagnostic serré et priorités sociales et économiques
Le chef de l’exécutif a reconnu quelques signes d’amélioration — recettes fiscales en hausse, consommation en reprise partielle, prix du nickel qui a cessé de baisser — mais a souligné que la reprise n’est pas encore enclenchée : le tourisme n’a retrouvé qu’environ la moitié de son niveau d’avant crise et le BTP reste atone, rappelle RRB. Il a aussi alerté sur l’érosion des protections sociales : sans nouvelle ressource ni réforme, 42 000 Calédoniens pourraient se retrouver privés de pension dans les mois à venir, avertissent LNC et NC la 1ère. Le régime d’assurance maladie (Ruamm) affiche, selon LNC, une dette cumulée proche de 43 milliards de francs CFP fin 2025 et un déficit annuel de l’ordre de 15 milliards, situation confirmée par NC la 1ère qui insiste sur la nécessité d’abondements budgétaires réguliers.
Face à ce constat, Tukumuli a posé cinq urgences : rétablir l’ordre dans les dépenses publiques, préserver le régime de retraite du privé, garantir l’avenir du Ruamm, protéger l’économie pour favoriser la relance, et améliorer les conditions de vie (pouvoir d’achat, emploi, logement, mobilité). Il a également insisté pour que justice sociale et relance économique avancent ensemble, qualifiées par lui de « deux jambes » du gouvernement (RRB, NC la 1ère).
Feuille de route pour six mois et méthode
Le président a refusé l’énumération d’un grand catalogue de mesures et a privilégié une stratégie de priorités à court terme : une revue générale des dépenses publiques débutera par le fonctionnement même de l’exécutif (parc automobile et immobilier, déplacements, achats, subventions, organisations, dépenses de personnel), rapporte LNC, sans objectif chiffré d’économies pour l’heure. Sur la fiscalité et le modèle économique, il a annoncé une volonté de repenser des instruments pour rendre le territoire plus attractif tout en soutenant le secteur du nickel et en diversifiant vers le tourisme, l’agriculture, le numérique et l’économie maritime (RRB, LNC).
Calendrier, Etat et enjeu budgétaire
Les réformes des retraites et du Ruamm devront, selon le président, faire l’objet d’une nouvelle concertation puis être votées par le Congrès avant le 31 décembre. Tukumuli a par ailleurs jugé indispensable un appui financier de l’État pour traverser 2027 : il évoque une mission transpartisane qui devra se rendre à Paris pour défendre la place de la Nouvelle‑Calédonie dans le projet de loi de finances 2027 (NC la 1ère, RRB). Le président a enfin laissé entendre qu’il tirerait les conséquences d’un budget impossible à tenir, plaçant implicitement la responsabilité politique au cœur du processus (RRB).
Sources : RRB, LNC, NC la 1ère.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.