La Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA-NC) alerte sur une dégradation continue de l’activité artisanale en 2025 : une large majorité d’entreprises disent avoir encore réduit leur travail, leurs revenus et leurs réserves, laissant craindre un basculement du secteur si la tendance se prolonge. Ce constat est dressé à partir d’une note de conjoncture et d’une enquête menées auprès de 520 établissements, relayées par Les Nouvelles Calédoniennes, DNC, NRJ et Radio Cocotier.
Un recul généralisé de l’activité
Les différents comptes rendus convergent sur l’ampleur du recul : selon NRJ, 63 % des artisans déclarent avoir perdu de l’activité en 2025, dont 18 % qui signalent n’en avoir quasiment plus. Les Nouvelles Calédoniennes détaille la même répartition en indiquant que 45 % ont travaillé moins que l’année précédente et 18 % ont presque cessé leur activité. DNC résume ainsi : deux tiers des professionnels annoncent une nouvelle baisse de volume d’activité. La CMA a croisé ces éléments avec son répertoire, les données de la Cafat et des services fiscaux, précise LNC.
Revenus et trésorerie sous pression
La chute des recettes se traduit par une détérioration des trésoreries et des revenus. D’après LNC, le chiffre d’affaires de l’artisanat avait déjà chuté de 18,4 % en 2024 (soit 36 milliards de francs en moins), et l’enquête indique que 65 % des répondants ont encore vu leur chiffre d’affaires baisser en 2025 (information reprise par DNC). Une part importante d’artisans se retrouve en dessous du salaire minimum garanti : DNC et LNC font état d’environ 44 % de répondants se versant moins que le SMG au moment de l’enquête. Toujours selon LNC, le revenu mensuel moyen déclaré s’établirait autour de 230 000 F CFP, en recul par rapport à 2024, et plus d’un artisan sur cinq affirme ne plus disposer de trésorerie. Dans ce contexte, 85 % des entreprises disposeraient de moins de trois mois de réserve pour faire face aux charges, ajoute LNC.
Inquiétudes et mesures annoncées
La présidente de la CMA-NC, Elizabeth Rivière, est citée par NRJ et Radio Cocotier pour avertir que le secteur se rapproche d’un « point de rupture » si la conjoncture ne s’améliore pas. Parmi les facteurs mis en avant par les artisans figurent la dégradation de l’environnement économique, la baisse de la demande et l’incertitude politique, note LNC. Les médias rappellent aussi quelques mesures gouvernementales susceptibles d’influer sur la donne : NRJ signale que, dès le 1er août, le salaire minimum garanti devrait être revalorisé (SMG à 169 014 F CFP brut selon le compte rendu) et que les prix des carburants baisseront à partir de la même date — éléments présentés comme un « peu d’oxygène » possible pour les professionnels.
Tous les titres insistent sur le caractère fragile de la reprise : le léger gain net d’entreprises (+156 en 2025, pour 10 941 structures au 31 décembre) n’efface pas la fragilité financière et le recul des revenus observés sur le terrain.
Sources : NRJ, DNC, LNC, Radio Cocotier.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.