Depuis la fin juillet, des Calédoniens ont reçu des SMS leur réclamant le paiement immédiat d’une contravention routière et les invitant à cliquer sur un lien pour régler. Le gouvernement, l’OPT, la police nationale, le Haut-commissariat et la gendarmerie ont émis des mises en garde contre ces messages et demandé de ne pas ouvrir les liens qu’ils contiennent, selon NRJ et Les Nouvelles Calédoniennes (LNC).
Analyse technique et portée internationale
Les services de la Direction du numérique et de la modernisation (Dinum) ont examiné le mécanisme utilisé par les fraudeurs, d’après le communiqué relayé par LNC et NRJ. Leur diagnostic montre que la campagne s’appuie sur des infrastructures déployées à l’échelle internationale et s’apparente à l’emploi d’un kit de fraude prêt à l’emploi proposé au sein de réseaux cybercriminels. Des messages similaires auraient été repérés ces dernières semaines dans une dizaine de pays sur plusieurs continents, les escrocs usurpant selon les territoires l’identité d’administrations d’amendes, de services fiscaux, d’opérateurs ou de plateformes de livraison, informe LNC.
Concrètement, les usagers redirigés vers un faux site de paiement voient qu’aucune vérification réelle n’est opérée : quel que soit le numéro de plaque saisi, le site réclame le même montant, et les premiers chiffres de la carte bancaire sont transmis automatiquement à un opérateur avant même la validation finale. Ce mécanisme permettrait aux malfaiteurs d’engager une première opération et d’induire simultanément l’envoi d’une fausse demande de code de validation, contournant ainsi les protections apportées par l’authentification à double facteur, selon LNC et le gouvernement.
Consignes aux victimes et suites envisagées
Le gouvernement annonce qu’il transmettra les éléments de son analyse à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et à l’OPT en vue d’éventuels renforts de protection du réseau, rapporte LNC. Les autorités appellent la population, les administrations, les collectivités, les entreprises et les établissements publics à rester très vigilants face à l’évolution des infrastructures utilisées par les fraudeurs (nouveaux sites, nouveaux numéros), ajoute LNC.
Les victimes sont invitées à faire opposition auprès de leur établissement bancaire le plus rapidement possible, à déposer plainte et à signaler le message via les plateformes cybermalveillance.gouv.fr et internet-signalement.gouv.fr, précise LNC. NRJ rappelle quant à lui que l’alerte a d’abord été rendue publique fin juillet et que plusieurs institutions locales ont relayé l’avertissement pour empêcher les clics sur ces liens frauduleux.
Sources : NRJ, LNC.
Synthèse rédigée par intelligence artificielle à partir des articles listés ci-dessous, entièrement reformulée, puis relue par la rédaction avant publication.